Poème : poeme subsister - 2 poemes sur subsister


Ajout à vos favoris - Envoyer par Email
2 poèmes


<Page 1/1

Phonétique (Cliquez pour la liste complète) : sébaste sébastes Sébastien subsista subsistai subsistaient subsistais subsistait subsistâmes subsistance subsistances subsistant subsistante subsistantes subsistants subsistas subsistasse subsistassent subsistasses subsistassiez subsistassions subsistât subsistâtes subsiste subsistent subsister subsistera subsisterai subsisteraient ...

Je devais par la royauté
Avoir
commencé mon ouvrage :
A
la voir d'un certain côté,
Messer
Gaster en est l'image ;
S
'il a quelque besoin, tout le corps s'en ressent.

De
travailler pour lui les membres se lassant,
Chacun
d'eux résolut de vivre en gentilhomme,
Sans
rien faire, alléguant l'exemple de Gaster.
" Il
faudrait, disaient-ils, sans nous qu'il vécût d'air.
Nous
suons, nous peinons comme bêtes de somme ;
Et
pour qui ? pour lui seul ; nous n'en profitons pas ;
Notre
soin n'aboutit qu'à fournir ses repas.
Chômons
, c'est un métier qu'il veut nous faire apprendre. "
Ainsi
dit, ainsi fait. Les mains cessent de prendre,
Les
bras d'agir, les jambes de marcher :
Tous
dirent à Gaster qu'il en allât chercher.
Ce
leur fut une erreur dont ils se repentirent :
Bientôt
les pauvres gens tombèrent en langueur ;
Il
ne se forma plus de nouveau sang au cœur ;
Chaque
membre en souffrit ; les forces se perdirent.
Par
ce moyen, les mutins virent
Que
celui qu'ils croyaient oisif et paresseux,
A
l'intérêt commun contribuait plus qu'eux.

Ceci
peut s'appliquer à la grandeur royale.
Elle
reçoit et donne, et la chose est égale.
Tout
travaille pour elle, et réciproquement
Tout
tire d'elle l'aliment.
Elle
fait subsister l'artisan de ses peines,
Enrichit
le marchant, gage le magistrat,
Maintient
la laboureur, donne paie au soldat,
Distribue
en cent lieux ses grâces souveraines,
Entretient
seule tout l'État.
Ménénius
le sut bien dire.
La
commune s'allait séparer du sénat.
Les
mécontents disaient qu'il avait tout l'empire,
Le
pouvoir, les trésors, l'honneur, la dignité ;
Au
lieu que tout le mal était de leur côté,
Les
tributs, les impôts, les fatigues de guerre.
Le
peuple hors des murs était déjà posté,
La
plupart s'en allaient chercher une autre terre
Quand
Ménénius leur fit voir
Qu
'ils étaient aux membres semblables,
Et
par cet apologue, insigne entre les fables,
Les
ramena dans leur devoir.

[ Les Membres et l'Estomac ]
Poèmes de Jean de La Fontaine

Citations de Jean de La Fontaine
Livres de Jean de La Fontaine

Poésie poèteJean de La Fontaine Biographie poèteJean de La Fontaine Poème 385
Donner votre avis
Imprimer le poème | Envoyer à un ami

 Faire connaître cette poésie : Jean de La Fontaine Recherche Google Livre Voter pour cette poésie : Jean de La Fontaine  Ajouter cette poésie à mon carnet: Jean de La Fontaine
32 votes


<Page 1/1











Plus de Best-sellers