Poème stupeur - 2 Poèmes sur stupeur



Poèmes

2 poèmes

Phonétique : stepper steppers steppeur steppeurs stopper stoppera stopperai stopperaient stopperais stopperait stopperas stoppèrent stopperez stopperiez stopperions stopperons stopperont stoppeur stoppeurs stupeur stupeurs stupre stupres


Éros
-
Les volets, les rideaux, les portes
Ont
protégé notre bonheur;
Mais
, ô mon amie, ô ma morte,
Toi
qui meurs, qui vis et remeurs,
En
ce momentmonte à peine
Ta
lasse respiration,
Que
fais-tu de ta passion ?
Quel
est ton plaisir ou ta peine ?


Écho

-
Ne demande rien, mon amour;
Ne
bouge pas, reste en ta place;
Que
ta suave odeur tenace
M
'ombrage de son net contour.
Je
ne pense à rien, je suis telle
Que
quelque mourante immortelle
Qui
sent en son coeur tournoyer
Les
flèches qui l'ont abattue,
Et
sans pouvoir tuer la tuent.
-
Dans cette ivresse de souffrir
Avec
complaisance, ô prodige !
J
'observe aux confins du vertige
La
stupeur de ne pas mourir...
Poème de l'amour
Poèmes de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

Citations de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles
Plus sur ce poème | Commenter le poème | Imprimer le poème
| Envoyer à un ami | Voter pour ce poème | 150 votes


Sans regrets, crois-moi, sans effroi,
Je
vais mourir. Je meurs de froid.
Je
ne sens plus bien ta chaleur.
On
ne peut pas lutter sans cesse;
Mon
esprit contre ta paresse
Se
brise. C'est toi le vainqueur.
Je
sens s'éloigner de mon coeur
Cette
image immense et précise
De
ta personne errante, assise,
Et
qui m'enchantait de stupeur...
Excuse
ma voix qui s'épuise,
Je
te parle encor.

Mais
je meurs.
Poème de l'amour
Poèmes de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

Citations de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles
Plus sur ce poème | Commenter le poème | Imprimer le poème
| Envoyer à un ami | Voter pour ce poème | 101 votes


Poètes


Votre commentaire sur Poème stupeur - 2 Poèmes sur stupeur


Le poème n’est point fait de ces lettres que je plante comme des clous, mais du blanc qui reste sur le papier.
[ Paul Claudel ] Extrait de Cinq Grandes Odes, Les Muses