Poème vanta - 12 Poèmes sur vanta



Poèmes

12 poèmes

Phonétique (Cliquez pour la liste complète) : évanouîtes éventa éventai éventais éventait éventas éventât éventâtes évente éventée éventées éventes éventés évents évinçâtes vanités vannâtes vanta vantai vantais vantait vantas vantât vantâtes vante vantée vantées vantes vantés ...


Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou
comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et
puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre
entre ses parents le reste de son âge !

Quand
reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer
la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je
le clos de ma pauvre maison,
Qui
m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus
me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que
des palais Romains le front audacieux,
Plus
que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus
mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus
mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et
plus que l'air marin la doulceur angevine.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Poèmes de Joachim Du Bellay

Citations de Joachim Du Bellay
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Autrefois Progné l'hirondelle
De
sa demeure s'écarta,
Et
loin des villes s'emporta
Dans
un bois où chantait la pauvre Philomèle.
" Ma
sœur, lui dit Progné, comment vous portez-vous ?
Voici
tantôt mille ans que l'on ne vous a vue :
Je
ne me souviens point que vous soyez venue,
Depuis
le temps de Thrace, habiter parmi nous.
Dites-moi
, que pensez-vous faire ?
Ne
quitterez-vous point ce séjour solitaire ?
- Ah !
reprit Philomèle, en est-il de plus doux ? "
Progné
lui repartit : " Eh quoi ? cette musique,
Pour
ne chanter qu'aux animaux,
Tout
au plus à quelque rustique ?
Le
désert est-il fait pour des talents si beaux ?
Venez
faire aux cités éclater leurs merveilles.
Aussi
bien, en voyant les bois,
Sans
cesse il vous souvient que Térée autrefois,
Parmi
des demeures pareilles,
Exerça
sa fureur sur vos divins appas.
- Et
c'est le souvenir d'un si cruel outrage
Qui
fait, reprit sa sœur, que je ne vous suis pas :
En
voyant les hommes, hélas !
Il
m'en souvient bien davantage. "
Philomèle et Progné
Poèmes de Jean de La Fontaine

Citations de Jean de La Fontaine
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Le poème n’est point fait de ces lettres que je plante comme des clous, mais du blanc qui reste sur le papier.
[ Paul Claudel ] Extrait de Cinq Grandes Odes, Les Muses