Poème flammes - 8 Poèmes sur flammes


8 poèmes


Phonétique (Cliquez pour la liste complète) : éfaufilâmes faillâmes faillîmes faufilâmes fêlâmes feuillâmes feulâmes filâmes film filma filmai filmais filmait filmâmes filmas filmât filme filmé filmée filmées filmes filmés films flamme flammé flammée flammées flammes flammés ...


Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure !
Ô
boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir !
Extase
! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des
souvenirs dormant dans cette chevelure,
Je
la veux agiter dans l'air comme un mouchoir !


La
langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
Tout
un monde lointain, absent, presque défunt,
Vit
dans tes profondeurs, forêt aromatique !
Comme
d'autres esprits voguent sur la musique,
Le
mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum.


J
'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève,
Se
pâment longuement sous l'ardeur des climats ;
Fortes
tresses, soyez la houle qui m'enlève !
Tu
contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve
De
voiles, de rameurs, de flammes et de mâts :


Un
port retentissant où mon âme peut boire
A
grands flots le parfum, le son et la couleur ;
les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire,
Ouvrent
leurs vastes bras pour embrasser la gloire
D
'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.


Je
plongerai ma tête amoureuse d'ivresse
Dans
ce noir océan où l'autre est enfermé ;
Et
mon esprit subtil que le roulis caresse
Saura
vous retrouver, ô féconde paresse,
Infinis
bercements du loisir embaumé !


Cheveux
bleus, pavillon de ténèbres tendues,
Vous
me rendez l'azur du ciel immense et rond ;
Sur
les bords duvetés de vos mèches tordues
Je
m'enivre ardemment des senteurs confondues
De
l'huile de coco, du musc et du goudron.


Longtemps
! toujours ! ma main dans ta crinière lourde
Sèmera
le rubis, la perle et le saphir,
Afin
qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde !
N
'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde
je hume à longs traits le vin du souvenir ?

La chevelure
Poèmes de Charles Baudelaire

Citations de Charles Baudelaire
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Comme une belle fleur assise entre les fleurs,
Mainte
herbe vous cueillez en la saison plus tendre
Pour
me les envoyer, et pour soigneuse apprendre
Leurs
noms et qualités, espèces et valeurs.

Était-ce
point afin de guérir mes douleurs,
Ou
de faire ma plaie amoureuse reprendre ?
Ou
bien, s’il vous plaisait par charmes entreprendre
D’ensorceler
mon mal, mes flammes et mes pleurs ?

Certes
je crois que non : nulle herbe n’est maîtresse
Contre
le coup d’Amour envieilli par le temps.
C’était
pour m’enseigner qu’il faut dès la jeunesse,

Comme
d’un usufruit, prendre son passe-temps :
Que
pas à pas nous suit l’importune vieillesse,
Et
qu’Amour et les fleurs ne durent qu’un Printemps.
Comme une belle fleur assise entre les fleurs
Poèmes de Pierre de Ronsard

Citations de Pierre de Ronsard
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