23 poèmes en attente de validation.



Poèmes proposés le mardi 21 août 2018 sur Dico - Poésie et bientôt validés (ou non).

Un poète est un rossignol qui, assis dans l'obscurité, chante pour égayer de doux sons sa propre solitude.
[ Percy Bysshe Shelley ] - Défense de la poésie
Nouveau poèmes
Le propre de l'expérience poétique est bien de mettre des mots sur le mystère, notamment l'amour. Question de rencontres, de hasards, d'affinités (s)électives, l'amour et la poésie s'inventent, s'étreignent, et convolent en justes noces. La voix du poète est plus que toute autre tributaire d'une expérience qui, au fil des années et des pages, l'impose avec une force, une gravité de plus en plus poignante, prégnante. Le cours du langage se resserre et rive le poème à l'essentiel, quand l'embouchure de l'existence se rapproche irrémédiablement de sa source.

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Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson.


Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N'est-ce pas un sanglot que la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.
Terre, terre, voici ses rades inconnues.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

Je sais je sais Tout est à faire
Dans ce siècle où la mort campait
Et va voir dans la stratosphère

Si c'est la paix


Éteint ici là-bas qui couve
Le feu court on voit bien comment
Quelqu'un toujours donne à la louve

Un logement


Quelqu'un toujours quelque part rêve
Sur la table d'être le poing
Et sous le manteau de la trêve

Il fait le point


[...]

C'est la paix qui force le crime
À s'agenouiller dans l'aveu
Et qui crie avec les victimes

Cessez le feu


[ Louis Aragon ]

Que serais-je sans toi

Tandis que je parlais le langage des vers
Elle s'est doucement tendrement endormie
Comme une maison d'ombre au creux de notre vie
Une lampe baissée au coeur des myrtes verts

Sa joue a retrouvé le printemps du repos
O corps sans poids pose dans un songe de toile
Ciel formé de ses yeux à l'heure des étoiles
Un jeune sang l'habite au couvert de sa peau

La voila qui reprend le versant de ses fables
Dieu sait obéissant à quels lointains signaux
Et c'est toujours le bal la neige les traîneaux
Elle a rejoint la nuit dans ses bras adorables

Je vois sa main bouger Sa bouche Et je me dis
Qu'elle reste pareille aux marches du silence
Qui m'échappe pourtant de toute son enfance
Dans ce pays secret à mes pas interdit

Je te supplie amour au nom de nous ensemble
De ma suppliciante et folle jalousie
Ne t'en va pas trop loin sur la pente choisie
Je suis auprès de toi comme un saule qui tremble

J'ai peur éperdument du sommeil de tes yeux
Je me ronge le coeur de ce coeur que j'écoute
Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route
Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux


[ Louis Aragon ]

Elsa

Un soir de pauvreté comme il en est encore
Dans les rapports de mer et les hôtels meublés
Il arrive qu'on pense à des femmes capables
De vous grandir en un instant de vous lancer
Par-dessus le feston doré des balustrades
Vers un monde de rocs et de vaisseaux hantés
Les filles de la pluie sont douces si je hèle
A travers un brouillard infiniment glacé
Leur corps qui se refuse et la noire dentelle
Qui pend de leurs cheuveux comme un oiseau blessé
Nous ne dormirons pas dans des chambres offertes
A la complicité nocturne des amants
Nous avons en commun dans les cryptes d'eau verte
Le hamac déchiré du même bâtiment
Et nous veillons sur nous comme on voit les pleureuses
Dans le temps d'un amour vêtu de cécité
A genoux dans la gloire obscure des veilleuses
Réchauffé de leurs mains le front prédestiné.


[ René Guy Cadou ]

Femmes d'Ouessant

Sur la luzerne en fleur assise,

Qui chante dès le frais matin ?
C'est la fille aux cheveux de lin,
La belle aux lèvres de cerise.

L'amour, au clair soleil d'été,
Avec l'alouette a chanté.

Ta bouche a des couleurs divines,
Ma chère, et tente le baiser !
Sur l'herbe en fleur veux-tu causer,
Fille aux cils longs, aux boucles fines ?

L'amour, au clair soleil d'été,
Avec l'alouette a chanté.

Ne dis pas non, fille cruelle !
Ne dis pas oui ! J'entendrai mieux
Le long regard de tes grands yeux
Et ta lèvre rose, ô ma belle !

L'amour, au clair soleil d'été,
Avec l'alouette a chanté.

Adieu les daims, adieu les lièvres
Et les rouges perdrix ! Je veux
Baiser le lin de tes cheveux,
Presser la pourpre de tes lèvres !

L'amour, au clair soleil d'été,
Avec l'alouette a chanté.

 


[ Charles Marie René Leconte de Lisle ]

La fille aux cheveux de lin

La vie est simple et gaie
Le soleil clair tinte avec un bruit doux
Le son des cloches s'est calmé
Ce matin la lumière traverse tout
Ma tête est une lampe rallumée
Et la chambre où j'habite est enfin éclairée

Un seul rayon suffit
Un seul éclat de rire
Ma joie qui secoue la maison
Retient ceux qui voudraient mourir
Par les notes de sa chanson

Je chante faux
Ah que c'est drôle
Ma bouche ouverte à tous les vents
Lance partout des notes folles
Qui sortent je ne sais comment
Pour voler vers d'autres oreilles

Entendez je ne suis pas fou
Je ris au bas de l'escalier
Devant la porte grande ouverte
Dans le soleil éparpillé
Au mur parmi la vigne verte
Et mes bras sont tendus vers vous

C'est aujourd'hui que je vous aime


[ Pierre Reverdy ]

Pour le moment

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Proposition de nouveaux poèmes ?

Cueillez dès aujourd'hui les roses de la poésie... " Sous le pont Mirabeau coule la Seine ", " Heureux qui comme Ulysse ", " Mignonne allons voir si la rose "... Vous souvenez-vous de ces quelques vers appris sur le banc de l'école ? Et n'avez-vous pas envie de connaître la suite ? Dico-Poésie est là pour vous rafraîchir la mémoire et vous souffler à l'oreille les plus beaux vers de la poésie française ! mais le poème que vous cherchiez n'est pas présent dans notre anthologie, n'hésitez pas à le proposer.
Je ne vois pas du tout en quoi [...] ce M. Un Tel, je n'ai pas de nom à citer serait plus poète que Marcel Proust qui écrivait en prose ou Dostoîeski, ou Haendel ou Charlie Chaplin.
[ Jacques Prévert ] - Extrait d'une interview pour la télévison suisse donnée en 1961


23 poèmes immortels, chefs-d'oeuvre du patrimoine français, sont proposés à la validation. Si la base actuelle des poèmes offre un panorama très large de la vitalité et de la variété de la poésie française, une anthologie doit permettre non seulement de retrouver des textes ou des auteurs déjà connus mais aussi d'en découvrir de nouveaux.
Vous pouvez aussi proposer des nouveaux poèmes d'auteurs et même vos propres poèmes.
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