Poème promene - 5 Poèmes sur promene


5 poèmes


Phonétique (Cliquez pour la liste complète) : âprement épierrement épierrements épurement épurements hypermnésie hypermnésies papier-monnaie parement parementa parementai parementaient parementais parementait parementâmes parementant parementas parementasse parementassent parementasses parementassiez parementassions parementât parementâtes paremente parementé parementée parementées parementent ...


Puisque les plus heureux ont des douleurs sans nombre,
Puisque le sol est froid, puisque les cieux sont lourds,
Puisque l'homme ici-bas promène son coeur sombre
Parmi les vains regrets et les courtes amours,

Que faire de la vie ? Ô notre âme immortelle,
jeter tes désirs et tes élans secrets ?
Tu voudrais posséder, mais ici tout chancelle ;
Tu veux aimer toujours, mais la tombe est si près !

Le meilleur est encore en quelque étude austère
De s'enfermer, ainsi qu'en un monde enchanté,
Et dans l'art bien aimé de contempler sur terre,
Sous un de ses aspects, l'éternelle beauté.

Artiste au front serein, vous l'avez su comprendre,
Vous qu'entre tous les arts le plus doux captiva,
Qui l'entourez de foi, de culte, d'amour tendre,
Lorsque la foi, le culte et l'amour, tout s'en va.

Ah ! tandis que pour nous, qui tombons de faiblesse
Et manquons de flambeau dans l'ombre de nos jours,
Chaque pas à sa roncenotre pied se blesse,
Dans votre frais sentier marchez, marchez toujours.

Marchez ! pour que le ciel vous aime et vous sourie,
Pour y songer vous-même avec un saint plaisir,
Et tromper, le cœur plein de votre idolâtrie,
L'éternelle douleur et l'immense désir.
À une artiste
Poèmes de Louise Ackermann

Citations de Louise Ackermann
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O mon coeur j'ai connu la triste et belle joie
D
'être trahi d'amour et de l'aimer encore
O
mon coeur mon orgueil je sais je suis le roi
Le
roi que n'aime point la belle aux cheveux d'or

Rien
n'a dit ma douleur à la belle qui dort
Pour
moi je me sens fort mais j'ai pitié de toi
O
mon coeur étonné triste jusqu'à la mort
J
'ai promené ma rage en les soirs blancs et froids

Je
suis un roi qui n'est pas sûr d'avoir du pain
Sans
pleurer j'ai vu fuir mes rêves en déroute
Mes
rêves aux yeux doux au visage poupin

Pour
consoler ma gloire un vent a dit Ecoute
Elève-toi
toujours. Ils te montrent la route
Les
squelettes de doigts terminant les sapins
Stavelot
Poèmes de Guillaume Apollinaire

Citations de Guillaume Apollinaire
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