Poème une+longue - 12 Poèmes sur une+longue


12 poèmes


Phonétique (Cliquez pour la liste complète) : un unau unaus une unes uni unie unies union unions unis unit unît unité uns élingua élinguai élinguais élinguait élinguas élinguât élingue élingué élinguée élinguées élingues élingués langue langues ...


Je possède, en mes doigts subtils, le sens du monde,
Car
le toucher pénètre ainsi que fait la voix,
L
'harmonie et le songe et la douleur profonde
Frémissent
longuement sur le bout de mes doigts.

Je
comprends mieux, en les frôlant, les choses belles,
Je
partage leur vie intense en les touchant,
C
'est alors que je sais ce qu'elles ont en elles
De
noble, de très doux et de pareil au chant.

Car
mes doigts ont connu la chair des poteries
La
chair lisse du marbre aux féminins contours
Que
la main qui les sait modeler a meurtries,
Et
celle de la perle et celle du velours.

Ils
ont connu la vie intime des fourrures,
Toison
chaude et superbe où je plonge les mains !
Ils
ont connu l'ardent secret des chevelures
se sont effeuillés des milliers de jasmins.

Et
, pareils à ceux-là qui viennent des voyages.
Mes
doigts ont parcouru d'infinis horizons,
Ils
ont éclairé, mieux que mes yeux, des visages
Et
m'ont prophétisé d'obscures trahisons.

Ils
ont connu la peau subtile de la femme,
Et
ses frissons cruels et ses parfums sournois...
Chair
des choses ! J'ai cru parfois étreindre une âme
Avec
le frôlement prolongé de mes doigts...
Chair des choses
Poèmes de Renée Vivien

Citations de Renée Vivien
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O toi qui savamment jettes un beau regard,
Bleu
comme les minuits, à travers les fenêtres,
Je
te vis sur la routej’errais au hasard
Des
parfums et de l’heure et des rires champêtres.

Le
soleil blondissait tes cheveux d’un long rai,
Tes
prunelles sur moi dardaient leur double flamme ;
Tu
m’apparus, ô nymphe ! et je considérai
Ton
visage de vierge et tes hanches de femmes.

Je
te vis sur la routej’errais au hasard
Des
ombres et de l’heure et des rires champêtres,
O
toi qui longuement jettes un beau regard,
Bleu
comme les minuits, à travers les fenêtres.
Poème d’amour
Poèmes de Renée Vivien

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