Poème juste - 21 Poèmes sur juste



Poèmes

21 poèmes

Synonymes (Cliquez pour la liste complète) : adéquat approprié authentique avéré bien bienvenu bon conforme convenable correct droit équitable exact exactement fidèle fondé honnête impartial impassible insuffisant intègre irréprochable justifié légitime loyal mesuré moral objectif pertinent ...

Phonétique : jasâtes jésuite jésuites Juste juste justes


Dans les rues de la ville il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il
n'est plus mon amour, chacun peut lui parler.
Il
ne se souvient plus; qui au juste l'aima?

Il
cherche son pareil dans le voeu des regards.
L'espace
qu'il parcourt est ma fidélité.
Il
dessine l'espoir et léger l'éconduit.
Il
est prépondérant sans qu'il y prenne part.

Je
vis au fond de lui comme une épave heureuse.
A
son insu, ma solitude est son trésor.
Dans
le grand méridiens'inscrit son essor,
Ma liberté le creuse.

Dans
les rues de la ville il y a mon amour.
Peu
importe où il va dans le temps divisé.
Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima et
L'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas?
Allégeance
Poèmes de René Char

Citations de René Char
Plus sur ce poème | Commenter le poème | Imprimer le poème
| Envoyer à un ami | Voter pour ce poème | 208 votes


Dans le lit plein ton corps se simplifie
Sexe
liquide univers de liqueur
Liant
des flots qui sont autant de corps
Entiers
complets de la nuque aux talons
Grappe
sans peau grappe-mère en travail
Grappe
servile et luisante de sang
Entre
les seins les cuisses et les fesses
Régentant
l'ombre et creusant la chaleur
Lèvre
étendue à l'horizon du lit
Sans
une éponge pour happer la nuit
Et
sans sommeil pour imiter la mort.

Frapper
la femme monstre de sagesse
Captiver
l'homme à force de patience
Doucer
la femme pour éteindre l'homme
Tout
contrefaire afin de tout réduire
Autant
rêver d'être seul et aveugle.

Je
n'ai de cœur qu'en mon front douloureux.

L
'après-midi nous attendions l'orage
Il
éclatait lorsque la nuit tombait
Et
les abeilles saccageaient la ruche
Puis
de nos mains tremblantes maladroites
Nous
allumions par habitude un feu
La
nuit tournait autour de sa prunelle
Et
nous disions je t'aime pour y voir.

Le
temps comblé la langue au tiers parfum
Se
retenait au bord de chaque bouche
Comme
un mourant au bord de son salut
Jouer
jouir n'était plus enlacés
Du
sol montait un corps bien terre à terre
L
'ordre gagnait et le désir pesait
Branche
maîtresse n'aimait plus le vent

Par
la faute d'un corps sourd
Par
la faute d'un corps mort
D
'un corps injuste et dément.

Puisqu'il le faut
Poèmes de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

Citations de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard
Plus sur ce poème | Commenter le poème | Imprimer le poème
| Envoyer à un ami | Voter pour ce poème | 249 votes


Poètes


Votre commentaire sur Poème juste - 21 Poèmes sur juste


Le poème n’est point fait de ces lettres que je plante comme des clous, mais du blanc qui reste sur le papier.
[ Paul Claudel ] Extrait de Cinq Grandes Odes, Les Muses