Poèmes de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard - Ses 32 poèmes


Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

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32 poèmes (Page 1 sur un total de 2 pages)




Certitude de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


Si je te parle c'est pour mieux t'entendre
Si je t'entends je suis sûr de te comprendre

Si
tu souris c'est pour mieux m'envahir
Si tu souris je vois le monde entier

Si je t'étreins c'est pour me continuer
Si nous vivons tout sera à plaisir

Si
je te quitte nous nous souviendrons
En te quittant nous nous retrouverons

Certitude un poème de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

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À haute voix de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


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Amoureuse au secret de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


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Bercée de chair frémissante pâture de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


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Bouches gourmandes des couleurs de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


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Puisqu'il le faut de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


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Ma morte vivante de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


Dans mon chagrin, rien n'est en mouvement
J
'attends, personne ne viendra
Ni
de jour, ni de nuit
Ni
jamais plus de ce qui fut moi-même

Mes
yeux se sont séparés de tes yeux
Ils
perdent leur confiance, ils perdent leur lumière
Ma
bouche s'est séparée de ta bouche
Ma
bouche s'est séparée du plaisir
Et
du sens de l'amour, et du sens de la vie
Mes
mains se sont séparées de tes mains
Mes
mains laissent tout échapper
Mes
pieds se sont séparés de tes pieds
Ils
n'avanceront plus, il n'y a plus de route
Ils
ne connaîtront plus mon poids, ni le repos

Il
m'est donné de voir ma vie finir
Avec
la tienne
Ma
vie en ton pouvoir
Que
j'ai crue infinie

Et
l'avenir mon seul espoir c'est mon tombeau
Pareil
au tien, cerné d'un monde indifférent
J
'étais si près de toi que j'ai froid près des autres.

Ma morte vivante un poème de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

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L'amoureuse de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


Elle est debout sur mes paupières
Et
ses cheveux sont dans les miens,
Elle
a la forme de mes mains,
Elle
a la couleur de mes yeux,
Elle
s'engloutit dans mon ombre
Comme
une pierre sur le ciel.

Elle
a toujours les yeux ouverts
Et
ne me laisse pas dormir.
Ses
rêves en pleine lumière
Font
s'évaporer les soleils,
Me
font rire, pleurer et rire,
Parler
sans avoir rien à dire.

L'amoureuse un poème de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

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Elle ne sait pas tendre des pièges de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


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Elle se penche sur moi de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


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Dit de la force de l'amour de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


Entre tous mes tourments entre la mort et moi
Entre
mon désespoir et la raison de vivre
Il
y a l'injustice et ce malheur des hommes
Que
je ne peux admettre il y a ma colère

Il
y a les maquis couleur de sang d'Espagne
Il
y a les maquis couleur du ciel de Grèce
Le
pain le sang le ciel et le droit à l'espoir
Pour
tous les innocents qui haïssent le mal

La
lumière toujours est tout près de s'éteindre
La
vie toujours s'apprête à devenir fumier
Mais
le printemps renaît qui n'en a pas fini
Un
bourgeon sort du noir et la chaleur s'installe

Et
la chaleur aura raison des égoïstes
Leurs
sens atrophiés n'y résisteront pas
J
'entends le feu parler en riant de tiédeur
J
'entends un homme dire qu'il n'a pas souffert

Toi
qui fus de ma chair la conscience sensible
Toi
que j'aime à jamais toi qui m'as inventé
Tu
ne supportais pas l'oppression ni l'injure
Tu
chantais en rêvant le bonheur sur la terre

Tu
rêvais d'être libre et je te continue.

Dit de la force de l'amour un poème de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

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La mort, l'amour la vie de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


J'ai cru pouvoir briser la profondeur de l'immensité
Par
mon chagrin tout nu sans contact sans écho
Je
me suis étendu dans ma prison aux portes vierges
Comme
un mort raisonnable qui a su mourir
Un
mort non couronné sinon de son néant
Je
me suis étendu sur les vagues absurdes
Du
poison absorbé par amour de la cendre
La
solitude m'a semblé plus vive que le sang

Je
voulais désunir la vie
Je
voulais partager la mort avec la mort
Rendre
mon cour au vide et le vide à la vie
Tout
effacer qu'il n'y ait rien ni vitre ni buée
Ni
rien devant ni rien derrière rien entier
J
'avais éliminé le glaçon des mains jointes
J
'avais éliminé l'hivernale ossature
Du
vou qui s'annule

Tu
es venue le feu s'est alors ranimé
L
'ombre a cédé le froid d'en bas s'est étoilé
Et
la terre s'est recouverte
De
ta chair claire et je me suis senti léger
Tu
es venue la solitude était vaincue
J
'avais un guide sur la terre je savais
Me
diriger je me savais démesuré
J
'avançais je gagnais de l'espace et du temps

J
'allais vers toi j'allais sans fin vers la lumière
La
vie avait un corps l'espoir tendait sa voile
Le
sommeil ruisselait de rêves et la nuit
Promettait
à l'aurore des regards confiants
Les
rayons de tes bras entrouvraient le brouillard
Ta
bouche était mouillée des premières rosées
Le
repos ébloui remplaçait la fatigue
Et
j'adorais l'amour comme à mes premiers jours.

Les
champs sont labourés les usines rayonnent
Et
le blé fait son nid dans une houle énorme
La
moisson la vendange ont des témoins sans nombre
Rien
n'est simple ni singulier
La
mer est dans les yeux du ciel ou de la nuit
La
forêt donne aux arbres la sécurité
Et
les murs des maisons ont une peau commune
Et
les routes toujours se croisent.

Les
hommes sont faits pour s'entendre
Pour
se comprendre pour s'aimer
Ont
des enfants qui deviendront pères des hommes
Ont
des enfants sans feu ni lieu
Qui
réinventeront les hommes
Et
la nature et leur patrie
Celle
de tous les hommes
Celle
de tous les temps.

La mort, l'amour la vie un poème de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

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Je t'aime de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


Je t'aime pour toutes les femmes
Que
je n'ai pas connues
Je
t'aime pour tout le temps
je n'ai pas vécu
Pour
l'odeur du grand large
Et
l'odeur du pain chaud
Pour
la neige qui fond
Pour
les premières fleurs
Pour
les animaux purs
Que
l'homme n'effraie pas
Je
t'aime pour aimer
Je
t'aime pour toutes les femmes
Que
je n'aime pas

Qui
me reflète sinon toi-même
Je
me vois si peu
Sans
toi je ne vois rien
Qu
'une étendue déserte
Entre
autrefois et aujourd'hui
Il
y a eu toutes ces morts
Que
j'ai franchies
Sur
de la paille
Je
n'ai pas pu percer
Le
mur de mon miroir
Il
m'a fallu apprendre
Mot
par mot la vie
Comme
on oublie

Je
t'aime pour ta sagesse
Qui
n'est pas la mienne
Pour
la santé je t'aime
Contre
tout ce qui n'est qu'illusion
Pour
ce cœur immortel
Que
je ne détiens pas
Que
tu crois être le doute
Et
tu n'es que raison
Tu
es le grand soleil
Qui
me monte à la tête
Quand
je suis sûr de moi
Quand
je suis sûr de moi

Tu
es le grand soleil
Qui
me monte à la tête
Quand
je suis sûr de moi
Quand
je suis sûr de moi

Je t'aime un poème de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

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Je te l’ai dit pour les nuages de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


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La Courbe de tes yeux de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un
rond de danse et de douceur,
Auréole
du temps, berceau nocturne et sûr,
Et
si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C
'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Feuilles
de jour et mousse de rosée,
Roseaux
du vent, sourires parfumés,
Ailes
couvrant le monde de lumière,
Bateaux
chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs
des bruits et sources des couleurs,
Parfums
éclos d'une couvée d'aurores
Qui
gît toujours sur la paille des astres,
Comme
le jour dépend de l'innocence
Le
monde entier dépend de tes yeux purs
Et
tout mon sang coule dans leurs regards.

La Courbe de tes yeux un poème de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

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La terre est bleue comme une orange de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


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Le front aux vitres de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


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Les représentants tout-puissants du désir de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


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Mon amour pour avoir figuré mes désirs de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


Mon amour pour avoir figuré mes désirs
Mis
tes lèvres au ciel de tes mots comme un astre
Tes
baisers dans la nuit vivante
Et
le sillage des tes bras autour de moi
Comme
une flamme en signe de conquête
Mes
rêves sont au monde
Clairs
et perpétuels.

Et
quand tu n’es pas
Je
rêve que je dors je rêve que je rêve.

Mon amour pour avoir figuré mes désirs un poème de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

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Nous avons fait la nuit de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard


Nous avons fait la nuit je tiens ta main je veille
Je
te soutiens de toutes mes forces
Je
grave sur un roc l'étoile de tes forces
Sillons
profonds où la bonté de ton corps germera
Je
me répète ta voix cachée ta voix publique
Je
ris encore de l'orgueilleuse
que
tu traites comme une mendiante
Des
fous que tu respectes des simples où tu te baignes
Et
dans ma tête qui se met doucement d'accord avec la tienne avec la nuit
Je
m'émerveille de l'inconnue semblable à toi semblable à tout ce que j'aime
Qui
est toujours nouveau.

Nous avons fait la nuit un poème de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

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