Poème garder - 13 Poèmes sur garder


13 poèmes


Phonétique (Cliquez pour la liste complète) : cacarder cacardera cacarderai cacarderaient cacarderais cacarderait cacarderas cacardèrent cacarderez cacarderiez cacarderions cacarderons cacarderont carder cardera carderai carderaient carderais carderait carderas cardère cardèrent cardères carderez carderiez carderions carderons carderont cardeur ...

Pascal de Louise Ackermann



À Ernest Havet.


DERNIER MOT.

Un dernier mot, Pascal ! À ton tour de m'entendre
Pousser aussi ma plainte et mon cri de fureur.
Je vais faire d'horreur frémir ta noble cendre,
Mais du moins j'aurai dit ce que j'ai sur le coeur.

À plaisir sous nos yeux lorsque ta main déroule
Le tableau désolant des humaines douleurs,
Nous montrant qu'en ce monde où tout s'effondre et croule
L'homme lui-même n'est qu'une ruine en pleurs,
Ou lorsque, nous traînant de sommets en abîmes,
Entre deux infinis tu nous tiens suspendus,
Que ta voix, pénétrant en leurs fibres intimes,
Frappe à cris redoublés sur nos coeurs éperdus,
Tu crois que tu n'as plus dans ton ardeur fébrile,
Tant déjà tu nous crois ébranlés, abêtis,
Qu'à dévoiler la Foi, monstrueuse et stérile,
Pour nous voir sur son sein tomber anéantis.
À quoi bon le nier ? dans tes sombres peintures,
Oui, tout est vrai, Pascal, nous le reconnaissons :
Voilà nos désespoirs, nos doutes, nos tortures,
Et devant l'Infini ce sont là nos frissons.
Mais parce qu'ici-bas par des maux incurables,
Jusqu'en nos profondeurs, nous nous sentons atteints,
Et que nous succombons, faibles et misérables,
Sous le poids accablant d'effroyables destins,
Il ne nous resterait, dans l'angoisse où nous sommes,
Qu'à courir embrasser cette Croix que tu tiens ?
Ah ! nous ne pouvons point nous défendre d'être hommes,
Mais nous nous refusons à devenir chrétiens.
Quand de son Golgotha, saignant sous l'auréole,
Ton Christ viendrait à nous, tendant ses bras sacrés,
Et quand il laisserait sa divine parole
Tomber pour les guérir en nos coeurs ulcérés ;
Quand il ferait jaillir devant notre âme avide
Des sources d'espérance et des flots de clarté,
Et qu'il nous montrerait dans son beau ciel splendide
Nos trônes préparés de toute éternité,
Nous nous détournerions du Tentateur céleste
Qui nous offre son sang, mais veut notre raison.
Pour repousser l'échange inégal et funeste
Notre bouche jamais n'aurait assez de Non !
Non à la Croix sinistre et qui fit de son ombre
Une nuit où faillit périr l'esprit humain,
Qui, devant le Progrès se dressant haute et sombre,
Au vrai libérateur a barré le chemin ;
Non à cet instrument d'un infâme supplice
Où nous voyons, auprès du divin Innocent
Et sous les mêmes coups, expirer la justice ;
Non à notre salut s'il a coûté du sang ;
Puisque l'Amour ne peut nous dérober ce crime,
Tout en l'enveloppant d'un voile séducteur,
Malgré son dévouement, Non ! même à la Victime,
Et Non par-dessus tout au Sacrificateur !
Qu'importe qu'il soit Dieu si son oeuvre est impie ?
Quoi ! c'est son propre fils qu'il a crucifié ?
Il pouvait pardonner, mais il veut qu'on expie ;
Il immole, et cela s'appelle avoir pitié !

Pascal, à ce bourreau, toi, tu disais : « Mon Père. »
Son odieux forfait ne t'a point révolté ;
Bien plus, tu l'adorais sous le nom de mystère,
Tant le problème humain t'avait épouvanté.
Lorsque tu te courbais sous la Croix qui t'accable,
Tu ne voulais, hélas ! qu'endormir ton tourment,
Et ce que tu cherchais dans un dogme implacable,
Plus que la vérité, c'était l'apaisement,
Car ta Foi n'était pas la certitude encore ;
Aurais-tu tant gémi si tu n'avais douté ?
Pour avoir reculé devant ce mot : J'ignore,
Dans quel gouffre d'erreurs tu t'es précipité !
Nous, nous restons au bord. Aucune perspective,
Soit Enfer, soit Néant, ne fait pâlir nos fronts,
Et s'il faut accepter ta sombre alternative,
Croire ou désespérer, nous désespérerons.
Aussi bien, jamais heure à ce point triste et morne
Sous le soleil des cieux n'avait encor sonné ;
Jamais l'homme, au milieu de l'univers sans borne,
Ne s'est senti plus seul et plus abandonné.
Déjà son désespoir se transforme en furie ;
Il se traîne au combat sur ses genoux sanglants,
Et se sachant voué d'avance à la tuerie,
Pour s'achever plus vite ouvre ses propres flancs.

Aux applaudissements de la plèbe romaine
Quand le cirque jadis se remplissait de sang,
Au-dessus des horreurs de la douleur humaine,
Le regard découvrait un César tout puissant.
Il était là, trônant dans sa grandeur sereine,
Tout entier au plaisir de regarder souffrir,
Et le gladiateur, en marchant vers l'arène,
Savait qui saluer quand il allait mourir.
Nous, qui saluerons-nous ? à nos luttes brutales
Qui donc préside, armé d'un sinistre pouvoir ?
Ah ! seules, si des Lois aveugles et fatales
Au carnage éternel nous livraient sans nous voir,
D'un geste résigné nous saluerions nos reines.
Enfermé dans un cirque impossible à franchir,
L'on pourrait néanmoins devant ces souveraines,
Tout roseau que l'on est, s'incliner sans fléchir.
Oui, mais si c'est un Dieu, maître et tyran suprême,
Qui nous contemple ainsi nous entre-déchirer,
Ce n'est plus un salut, non ! c'est un anathème
Que nous lui lancerons avant que d'expirer.
Comment ! ne disposer de la Force infinie
Que pour se procurer des spectacles navrants,
Imposer le massacre, infliger l'agonie,
Ne vouloir sous ses yeux que morts et que mourants !
Devant ce spectateur de nos douleurs extrêmes
Notre indignation vaincra toute terreur ;
Nous entrecouperons nos râles de blasphèmes,
Non sans désir secret d'exciter sa fureur.
Qui sait ? nous trouverons peut-être quelque injure
Qui l'irrite à ce point que, d'un bras forcené,
Il arrache des cieux notre planète obscure,
Et brise en mille éclats ce globe infortuné.
Notre audace du moins vous sauverait de naître,
Vous qui dormez encore au fond de l'avenir,
Et nous triompherions d'avoir, en cessant d'être,
Avec l'Humanité forcé Dieu d'en finir.
Ah ! quelle immense joie après tant de souffrance !
À travers les débris, par-dessus les charniers,
Pouvoir enfin jeter ce cri de délivrance :
« Plus d'hommes sous le ciel, nous sommes les derniers ! »

Pascal un poème de Louise Ackermann

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L'impôt du pauvre de Agénor Altaroche


Le percepteur trouve qu'on tarde ;
Il
veut être payé ce soir.
J'ai quelques sous, mais je les garde
Pour
vous acheter du pain noir.
Si
je n'en porte à votre mère,
Enfants
, la soupe manquera !...
Va payer l'impôt, pauvre père ;
Nous
mangerons... quand Dieu voudra.

Le
travail, toute la semaine,
Charge
mes membres harassés ;
Eh
bien ! Que m'importe la peine,
Lorsque
pour vous je gagne assez !
Le
soir, en me couchant, j'espère
Qu
'un meilleur jour demain luira...
Va payer l'impôt, pauvre père ;
Nous
mangerons... quand Dieu voudra.

La faim !... par les miens endurée !...
A l'Etat il faut de l'argent,
Et
c'est pour nourrir sa livrée
Que
le lise se montre exigeant.
Le
budget qu'on nous délibère
A
plus d'un milliard montera.
Va
payer l'impôt, pauvre père ;
Nous
mangerons... quand Dieu voudra.

Quoi ! Pas de pain pour ma famille !
Le trône a besoin de splendeur.
On
veut que tout courtisan brille ;
Au
pays cela fait honneur.
Tout
l'hiver, chaque ministère
Par
ordre de jours recevra.
Va
payer l'impôt, pauvre père ;
Nous
mangerons... quand Dieu voudra.

Pour engraisser leur politique
Faudra-t-il
vendre nos haillons !
A nos vieux amis d'Amérique
On
a pavé vingt-cinq millions.
Le
czar présente avec colère
Un
vieux compte... on le réglera.
Va
payer l'impôt, pauvre père ;
Nous
mangerons... quand Dieu voudra.

Ma bourse et mon buffet sont vides...
Paris de merveilles s'emplit,
On
bâtit des palais splendides,
Versailles
même s'embellit.
Tribut
d'une terre étrangère,
L
'obélisque se dressera.
Va
payer l'impôt, pauvre père ;
Nous
mangerons... quand Dieu voudra.

Avoir faim ! Ô pensée affreuse !
On a faim dans tous les pays.
Des
pauvres la race est nombreuse ;
Ils
en ont cent mille à Paris.
Gras
de luxe et de bonne chère,
Jack
au fond d'an palais vivra.
Va
paver l'impôt, pauvre père ;
Nous
mangerons... quand Dieu voudra.

Chers enfants ! Souffrir à votre âge !
L'argent du fisc est bien placé.
Il
fallait un pont au village,
C
'est un chemin qu'on a tracé.
Le
préfet possède une terre,
Tout
près la route passera.
Va
payer l'impôt, pauvre père ;
Nous
mangerons... quand Dieu voudra.

Payer, quand chez moi la disette...
C'est là notre rôle éternel ;
Nous
payons pour notre piquette,
Pour
notre hutte et notre sel.
Ces
taxes, incurable ulcère,
Le
riche seul les votera...
Va
payer l'impôt, pauvre père ;
Nous
mangerons... quand Dieu voudra.

Enfants, le besoin vous dévore ;
Je
dois garder mes derniers sous !
Qui dort dîne... Il nous reste encore
Un
seul lit pour nous coucher tous.
Paie
... ou ce grabat de misère
Le
recors demain le vendra.
Va
payer l'impôt, pauvre père ;
Nous
mangerons... quand Dieu voudra.

L'impôt du pauvre un poème de Agénor Altaroche

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L'Homme et la mer de Charles Baudelaire


Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La
mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans
le déroulement infini de sa lame,
Et
ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu
te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu
l'embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se
distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au
bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous
êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme
, nul n'a sondé le fond de tes abîmes,
Ô
mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant
vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et
cependant voilà des siècles innombrables
Que
vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement
vous aimez le carnage et la mort,
Ô
lutteurs éternels, ô frères implacables !

L'Homme et la mer un poème de Charles Baudelaire

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Demain, dès l'aube de Victor Hugo


Demain, dès l'aube, à l'heureblanchit la campagne,
Je
partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J
'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je
ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je
marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans
rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul
, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste
, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je
ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni
les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et
quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un
bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Demain, dès l'aube un poème de Victor Hugo

Plus sur ce poème >>📃📋Poème de Victor Hugo (n° 322)  Voter pour ce poème676 votes

Le Berger et la Mer de Jean de La Fontaine


Plus sur ce poème >>📃📋Poème de Jean de La Fontaine (n° 421)  Voter pour ce poème426 votes

Les Grenouilles qui demandent un Roi de Jean de La Fontaine


Les grenouilles se lassant
De l'état démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique.
Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique :
Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant,
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S'alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, dans les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau.
Or c'était un soliveau,
De qui la gravité fit peur à la première
Qui, de le voir s'aventurant,
Osa bien quitter sa tanière.
Elle approcha, mais en tremblant ;
Une autre la suivit, une autre en fit autant :
Il en vint une fourmilière ;
Et leur troupe à la fin se rendit familière
Jusqusauter sur l'épaule du roi.
Le bon sire le souffre, et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue :
" Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue. "
Le monarque des dieux leur envoie une grue,
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe à son plaisir ;
Et grenouilles de se plaindre,
Et Jupin de leur dire : " Eh quoi ? votre désir
A ses lois croit-il nous astreindre ?
Vous avez dû premièrement
Garder votre gouvernement ;
Mais ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fût débonnaire et doux :
De celui-ci contentez-vous,
De peur d'en rencontrer un pire. "

Les Grenouilles qui demandent un Roi un poème de Jean de La Fontaine

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Les voleurs et l'Ane de Jean de La Fontaine


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Poème de l'amour de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles


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Poème de l'amour de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles


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Poème de l'amour de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles


Quand tu me plaisais tant que j'en pouvais mourir,
Quand
je mettais l'ardeur et la paix sous ton toit,
Quand
je riais sans joie et souffrais sans gémir,
Afin
d'être un climat constant autour de toi;

Quand
ma calme, obstinée et fière déraison
Te
confondait avec le puissant univers,
Si
bien que mon esprit te voyait sombre ou clair
Selon
les ciels d'azur ou les froides saisons,

Je
pressentais déjà qu'il me faudrait guérir
Du
choix suave et dur de ton être sans feu,
J
'attendais cet instant où l'on voit dépérir
L
'enchantement sacré d'avoir eu ce qu'on veut :
Instant
éblouissant et qui vaut d'expier,
, rusé, résolu, puissant, ingénieux,
L
'invincible désir s'empare des beaux pieds,
Et
comme un thyrse en fleur s'enroule jusqu'aux yeux !

Peut-être
ton esprit à mon âme lié
Se
plaisait-il parmi nos contraintes sans fin,
Tu
n'avais pas ma soif, tu n'avais pas ma faim,
Mais
moi, je travaillais au désir d'oublier !

-
Certes tu garderas de m'avoir fait rêver
Un
prestige divin qui hantera ton cooeur,
Mais
moi, l'esprit toujours par l'ardeur soulevé,
Et
qu'aurait fait souffrir même un constant bonheur,

Je
ne cesserai pas de contempler sur toi,
Qui
me fus imposant plus qu'un temple et qu'un dieu,
L
'arbitraire déclin du soleil de tes yeux
Et
la cessation paisible de ma foi !

Poème de l'amour un poème de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

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Poème de l'amour de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles


Quand tu me plaisais tant que j'en pouvais mourir,
Quand
je mettais l'ardeur et la paix sous ton toit,
Quand
je riais sans joie et souffrais sans gémir,
Afin
d'être un climat constant autour de toi;

Quand
ma calme, obstinée et fière déraison
Te
confondait avec le puissant univers,
Si
bien que mon esprit te voyait sombre ou clair
Selon
les ciels d'azur ou les froides saisons,

Je
pressentais déjà qu'il me faudrait guérir
Du
choix suave et dur de ton être sans feu,
J
'attendais cet instant où l'on voit dépérir
L
'enchantement sacré d'avoir eu ce qu'on veut :
Instant
éblouissant et qui vaut d'expier,
, rusé, résolu, puissant, ingénieux,
L
'invincible désir s'empare des beaux pieds,
Et
comme un thyrse en fleur s'enroule jusqu'aux yeux !

Peut-être
ton esprit à mon âme lié
Se
plaisait-il parmi nos contraintes sans fin,
Tu
n'avais pas ma soif, tu n'avais pas ma faim,
Mais
moi, je travaillais au désir d'oublier !

-
Certes tu garderas de m'avoir fait rêver
Un
prestige divin qui hantera ton cooeur,
Mais
moi, l'esprit toujours par l'ardeur soulevé,
Et
qu'aurait fait souffrir même un constant bonheur,

Je
ne cesserai pas de contempler sur toi,
Qui
me fus imposant plus qu'un temple et qu'un dieu,
L
'arbitraire déclin du soleil de tes yeux
Et
la cessation paisible de ma foi !

Poème de l'amour un poème de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

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Morale du Chat Botté de Charles Perrault


Si le fils d'un Meunier, avec tant de vitesse,
Gagne
le coeur d'une Princesse,
Et
s'en fait regarder avec des yeux mourants,
C
'est que l'habit, la mine et la jeunesse,
Pour
inspirer de la tendresse,
N
'en sont pas des moyens toujours indifférents.

Morale du Chat Botté un poème de Charles Perrault

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Intérieur de Renée Vivien


Dans mon âme a fleuri le miracle des roses.
Pour le mettre à l’abri, tenons les portes closes.

Je défends mon bonheur, comme on fait des trésors,
Contre les regards durs et les bruits du dehors.

Les rideaux sont tirés sur l’odorant silence.
l’heure au cours égal coule avec nonchalance.

Aucun souffle ne fait trembler le mimosa
Sur lequel, en chantant, un vol d’oiseaux pesa.

Notre chambre paraît un jardin immobile
Où des parfums errants viennent trouver asile.

Mon existence est comme un voyage accompli.
C’est le calme, c’est le refuge, c’est l’oubli.

Pour garder cette paix faite de lueurs roses,
O ma Sérénité ! tenons les portes closes.

La lampe veille sur les livres endormis,
Et le feu danse, et les meubles sont nos amis.

Je ne sais plus l’aspect glacial de la rue
chacun passe, avec une hâte recrue.

Je ne sais plus si l’on médit de nous, ni si
L’on parle encor… les mots ne font plus mal ici.

Tes cheveux sont plus beaux qu’une forêt d’automne,
Et ton art soucieux les tresse et les ordonne.

Oui, les chuchotements ont perdu leur venin,
Et la haine d’autrui n’est plus qu’un mal bénin.

Ta robe verte a des frissons d’herbes sauvages,
Mon amie, et tes yeux sont pleins de paysages.

Qui viendrait, nous troubler, nous qui sommes si loin
Des hommes ? deux enfants oubliés dans un coin ?

Loin des pavés houleux où se fanent les roses,
Où s'éraillent les chants, tenons les portes closes….

Intérieur un poème de Renée Vivien

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