Poème autant - 20 Poèmes sur autant



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20 poèmes

Phonétique (Cliquez pour la liste complète) : aoûtaient aoûtant aoûtent aoûtien aoûtienne aoûtiennes aoûtiens aoûtions aoûtons athénée athénées Athènes atone atones atonie atonies atteins atteint attenant attend attenté atténua atténuai atténuaient atténuais atténuait atténuant atténuas atténuât ...


Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne,
Ô
vase de tristesse, ô grande taciturne,
Et
t'aime d'autant plus, belle, que tu me fuis,
Et
que tu me parais, ornement de mes nuits,
Plus
ironiquement accumuler les lieues
Qui
séparent mes bras des immensités bleues.
Je
m'avance à l'attaque, et je grimpe aux assauts,
Comme
après un cadavre un choeur de vermisseaux,
Et
je chéris, ô bête implacable et cruelle !
Jusqu
cette froideur par où tu m'es plus belle !
Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne
Poèmes de Charles Baudelaire

Citations de Charles Baudelaire
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Ô muse de mon cœur, amante des palais,
Auras-tu
quand janvier lâchera ses Borées,
Durant
les noirs ennuis des neigeuses soirées,
Un
tison pour chauffer tes deux pieds violets ?

Ranimeras-tu
donc tes épaules marbrées
Aux
nocturnes rayons qui percent les volets ?
Sentant
ta bourse à sec autant que ton palais,
Récolteras-tu
l'or des voûtes azurées ?

Il
te faut, pour gagner ton pain de chaque soir,
Comme
un enfant de chœur, jouer de l'encensoir,
Chanter
des Te Deum auxquels tu ne crois guère,

Ou
, saltimbanque à jeun, étaler tes appas
Et
ton rire trempé de pleurs qu'on ne voit pas,
Pour
faire épanouir la rate du vulgaire.
La muse vénale
Poèmes de Charles Baudelaire

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Le poème n’est point fait de ces lettres que je plante comme des clous, mais du blanc qui reste sur le papier.
[ Paul Claudel ] Extrait de Cinq Grandes Odes, Les Muses